quel avenir pour les croisières en 2021 ?

Quel sera l’avenir des croisières en 2021 ?

Le large s’éclaircit pour les croisiéristes en 2021

En pleine crise sanitaire, le monde du tourisme est plus mis à mal que jamais. Outre les restaurants, bars, hôtels et autres grands lieux touristiques, les croisières elles aussi accusent le coup : si certaines compagnies ont annulé l’ensemble de leurs voyages en 2020, peut-on pour autant espérer un retour en mer en 2021 ? 

Un secteur dans la tourmente

Dans l’Hexagone, le tourisme accuse le coup : selon les chiffres donnés par la Banque de France, les recettes touristiques internationales de notre pays s’élèvent à 13,2 milliards d’euros de moins par rapport à 2019, soit une chute de plus de 50 %, comparé à l’an passé. En plein essor depuis 2018, le monde des croisières a été en particulier l’un des plus touchés en 2020. L’Association internationale des compagnies de croisières a révélé qu’au niveau international, l’activité économique des croisières aurait connu une perte globale de 50 milliards de dollars et de 334 000 emplois – 2 500 emplois seraient supprimés chaque jour où les croisières restent à quai !

Les croisières en stand-by en 2020

Avec leurs 30 millions de passagers à leur bord en 2019, les croisiéristes internationaux forment l’un des secteurs clés du tourisme mondial. Mais la crise du Covid-19, le confinement du mois de mars et les mesures restrictives mises en place par les gouvernements ont profondément perturbé le milieu. Rappelons qu’en France, le décret du 30 mars 2020 interdit toute escale de navire de croisière dans un port français. Aux États-Unis, depuis le 14 mars 2020, les compagnies de croisières ne peuvent ni opérer ni faire escale en Amérique du Nord. Cette interdiction a été mise en place par le Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies (CDC). Pour l’heure, l’ensemble des compagnies maritimes ont suspendu leur activité : jusqu’à fin décembre pour Costa Croisières, Royal Carribean, NCL et Oceania, entre autres. Néanmoins, Royal Caribbean et Norweigan Cruise Line Holdings ont transmis au CDC une liste de 74 mesures sanitaires pour pouvoir reprendre la mer tout en garantissant un maximum de sécurité à bord.

Clusters et croisières-test

Avec 2 973 cas confirmés sur les paquebots et 34 décès de passagers et membres d’équipages liés au virus (entre mars et juillet 2020), les croisières constituent de véritables foyers épidémiques. Fin septembre, le paquebot Mein Schiff 6 comptabilisait une dizaine de passagers positifs au coronavirus. En octobre 2020, un navire de luxe de la Compagnie du Ponant recensait à son tour 11 personnes testées positives au Covid-19. 
Aux États-Unis, le Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies oblige désormais les compagnies qui souhaiteraient quand même reprendre leur activité à mettre en place des croisières-test. Ces simulations de voyage visent à démontrer que les croisiéristes pourraient organiser des voyages, tout en faisant respecter les gestes barrières. En France, une note, élaborée par le Service de santé des gens de mer, présente les différentes mesures de prévention à mettre en œuvre vis-à-vis du Covid-19 sur un navire de croisière à l’arrêt avec son équipage confiné à bord, à la condition que les mesures restrictives soient levées. 

La ruse des croisiéristes pour échapper à certaines interdictions

Soumis à la réglementation du CDC américain, les croisiéristes Royal Caribbean Cruise Lines et Carnival Corporation ont réfléchi à un plan d’attaque pour reprendre la mer. Ainsi, les deux compagnies ont amarré 7 paquebots aux Bahamas ou à la Barbade, afin d’échapper à l’interdiction de naviguer du CDC aux États-Unis. 

De lourds moyens déployés

À l’échelle internationale, la reprise de l’activité des croisiéristes ne se fera pas sans restrictions. Pour éviter le développement de nouveaux clusters et garantir un maximum de sécurité à leurs passagers, les compagnies seront soumises à plusieurs mesures. Les paquebots devront atteindre au maximum 70 % de leur capacité totale, afin de respecter au mieux la distanciation sociale. Avant de monter à bord, les passagers seront dépistés grâce à un test salivaire et nasal réalisé dans le hall d’embarquement — le résultat de ce test rapide sera connu en une heure seulement. Toutefois, les passagers en provenance de pays dits « à haut risque » par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (dont la France, l’Espagne, la Suisse et la Belgique) devront quant à eux passer un test RT-PCR par écouvillon dans les 72 heures avant le départ du navire. Les bateaux seront désormais équipés de véritables laboratoires mobiles. À bord, le port du masque sera bien sûr obligatoire. Les systèmes de ventilation des navires ont également été modernisés pour permettre un meilleur renouvellement de l’air. La température des passagers sera relevée deux fois par jour et, en cas de fièvre, le patient sera placé en isolement dans un centre médical. S’il est positif, il sera alors débarqué dans le premier port disponible. 

Une alternative aux croisières traditionnelles

Pour éviter la foule et profiter quand même d’un voyage en mer, de plus en plus de touristes optent pour des croisières à bord de bateaux moins imposants. Parmi eux, RM Croisières, spécialiste des voyages aux Antilles, propose, par exemple, des croisières à bord de voiliers catamarans. 

2021, un nouveau départ ?

En France, le port de Cherbourg s’apprête à accueillir de nouveau des paquebots en 2021 : 38 escales sont d’ores et déjà prévues pour l’année prochaine. La première, celle du navire Britannia appartenant à la compagnie P&O Cruise, aura lieu le 15 avril 2021. Sur son site internet, le groupe MSC annonce quant à lui la reprise de ses croisières en Méditerranée pour janvier 2021. Les premiers départs de MSC Cruises à destination de la Martinique et de la Guadeloupe sont, quant à eux, prévus pour le 7 janvier 2021. De quoi laisser présager le meilleur pour les croisières en 2021, même si certaines compagnies, comme Carnival Cruise ou Holland America, ont dû vendre plusieurs de leurs paquebots pour rester à flot. La première a dû se débarrasser de 18 bateaux, en plus d’avoir licencié économiquement certains membres de son personnel ; tandis que la seconde a été obligée d’écouler près de 30 % de sa flotte.

 

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